Prévenir l'épuisement professionnel chez les cadres
Les dirigeants à tous les niveaux, mais surtout les cadres débutants et intermédiaires, sont stressés et débordés. Voici ce que vous pouvez faire pour les aider.
Les dirigeants à tous les niveaux, mais surtout les cadres débutants et intermédiaires, sont stressés et débordés. Voici ce que vous pouvez faire pour les aider.

Nous attendons beaucoup de nos dirigeants. Mais à quand remonte la dernière fois où nous leur avons demandé : « Comment allez-vous ? »
Voici la triste réalité : l'épuisement professionnel chez les managers est bien réel.
Les dirigeants à tous les niveaux, mais surtout les cadres débutants et intermédiaires, sont stressés et débordés. Si l'épuisement professionnel des dirigeants a toujours existé, la pandémie l'a aggravé. Depuis trois ans, on attend des dirigeants non seulement qu'ils accomplissent leurs tâches habituelles, mais aussi qu'ils gèrent les changements et l'incertitude liés à la pandémie, tout en veillant à la santé émotionnelle et physique de leurs employés.
En effet, 61 % des dirigeants déclarent avoir davantage de responsabilités au travail depuis le début de la pandémie, et ce dans plusieurs aspects de leur fonction :

Les dirigeants sont 43 % plus susceptibles de déclarer que le travail nuit à leur capacité d'être heureux dans d'autres domaines de leur vie.
On attend beaucoup des dirigeants. Ils doivent s’acquitter de tâches administratives (validation des relevés d’heures, établissement du budget, etc.), assumer des responsabilités opérationnelles (gestion de projets, participation à des réunions, etc.), remplir des fonctions de gestion et de direction (évaluations de performance, recrutement, mentorat, développement des compétences des employés, veille au bien-être et à l’inclusion des employés, etc.) et mener à bien des missions stratégiques (planification, innovation). Cette augmentation des tâches et des responsabilités accroît de 21 % le risque d'anxiété élevée chez les dirigeants, ce qui multiplie par six le risque d'épuisement professionnel et réduit de 51 % le risque d'engagement.
Les dirigeants peuvent se sentir tiraillés dans leur rôle, car ils font office d’« amortisseurs » entre les besoins et les attentes de l’organisation, d’une part, et ceux de leurs employés, d’autre part. Ils sont souvent partagés entre leur devoir de défendre les intérêts de l’organisation, leur engagement envers leurs collaborateurs et la prise en compte de leurs propres besoins.
On oublie souvent que les dirigeants sont eux aussi des employés. Pourtant, face à l’augmentation du stress et des conflits, ils ne bénéficient pas d’un soutien et d’une reconnaissance suffisants. Les cadres intermédiaires et les cadres débutants ont respectivement 33 % et 47 % moins de chances de se sentir valorisés que les cadres supérieurs. Tout cela contribue à l’épuisement professionnel des managers.
La reconnaissance réduit l'anxiété des dirigeants de 67 % et leur stress de 52 %.
Découvrez pourquoi les cadres sont exposés au risque d'épuisement professionnel et ce que les entreprises peuvent faire pour favoriser une culture d'entreprise où les dirigeants s'épanouissent dans notre Rapport mondial sur la culture.