Parlons du burn-out

saison 2, épisode 3

Illustration d'une femme, la tête posée sur les genoux, stressée par un épuisement professionnel

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Les dernières études du Rapport mondial sur la culture 2020 Rapport mondial sur la culture que 4 employés sur 5 souffrent d’une forme ou d’une autre d’épuisement professionnel, mais je suppose que 100 % d’entre nous l’ont déjà vécu à un moment ou à un autre de leur carrière. Et si ce n’est pas encore votre cas, ça le sera. Mais si c'est si courant, pourquoi semble-t-il que tout le monde ait attendu cette année pour parler de cette crise ? C'est peut-être parce que l'Organisation mondiale de la santé a récemment reconnu l'épuisement professionnel comme un syndrome officiel résultant d'un stress chronique au travail.

Techniquement, il ne s’agit pas d’un trouble médical – on parle plutôt d’un « phénomène professionnel » –, mais cela n’en reste pas moins un changement majeur. Pendant des décennies, on n’évoquait le burn-out que dans des secteurs de niche soumis à un stress intense, comme les soins de santé ou le contrôle aérien. Mais la réalité est que le burn-out touche toutes sortes de cultures d’entreprise. Des studios de yoga aux magasins de yaourts. D’Hollywood à Bollywood. Des kinésithérapeutes aux… zoothérapeutes ?

Grâce à une étude menée par Forbes, nous savons que l'épuisement professionnel est responsable de près de la moitié du taux de rotation annuel du personnel. Si l'on ajoute à cela le fait que 79 % des personnes sont touchées par l'épuisement professionnel, on commence à prendre conscience de l'ampleur du problème auquel nous sommes confrontés. Si nous parvenons à réduire l'épuisement professionnel, ne serait-ce que légèrement, cela pourrait améliorer expérience employé des millions de personnes.

Alors, que pouvons-nous faire pour y remédier ? Tout d'abord, nous devons apprendre à reconnaître les signes du burn-out dans la vie quotidienne. Quels en sont les signes et les symptômes ?

1 : Épuisement

Cet épuisement peut être physique, mental, ou une combinaison des deux. Il peut résulter d’une surcharge de travail sans reconnaissance, ou d’une complexité accrue des tâches sans formation adéquate pour y faire face. Il peut se traduire par des troubles du sommeil à la maison dus au stress au travail. Mais quelle qu’en soit la cause, il est facile de passer à côté si l’on n’y prête pas attention régulièrement. Nous parlons ici d’épuisement chronique, et non d’une simple fatigue quotidienne. Les entretiens individuels constituent un bon moyen de mettre en place des bilans réguliers pour surveiller l’épuisement et montrer que vous vous souciez de vos collaborateurs. N’hésitez donc pas à leur demander directement : « Comment allez-vous ? Vous sentez-vous fatigué ? Débordé ? Surmené ? » Faites clairement comprendre que vous souhaitez qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et non pas simplement qu’ils en fassent le plus possible.

2 : Futilité

Quand on a l’impression que son travail n’a pas d’impact notable, le moral peut en prendre un coup. C’est pourquoi le sentiment d’inutilité se traduit souvent par du cynisme. Parce que, soyons honnêtes, on y met tous un peu trop de notre ego quand il s’agit de notre travail. Si quelqu’un me disait en face qu’il trouvait ce podcast horrible, tu sais, ça me ferait un peu de peine. Ce n’est qu’un podcast, après tout, mais c’est mon podcast. Alors la prochaine fois que vous entendrez quelqu’un tenir des propos défaitistes ou plaisanter sur le fait que son travail n’a pas vraiment d’importance, mettez-vous au défi de creuser un peu plus et de voir ce qui se cache réellement sous cette couche de futilité. Vous découvrirez probablement une personne qui tient à son travail et qui souhaite que ce qu’elle fait ait un impact.

3 : Évitement

Lorsque les gens se sentent impuissants, ils prennent souvent délibérément leurs distances par rapport à leur travail. Ils peuvent manquer des réunions, se montrer réticents à interagir avec leurs collègues ou être régulièrement absents. Plus ils se sentent déconnectés de leur travail, plus leurs performances en pâtissent, ce qui ne fait qu’accentuer cette déconnexion. C’est un cercle vicieux.

Épuisement. Sentiment d'impuissance. Fuite. Les symptômes sont bien connus, mais chaque cas de burn-out est unique et nécessite souvent des solutions sur mesure pour être complètement guéri. Mieux vaut miser sur la prévention, ce qui implique de consolider les fondements de la culture d'entreprise.

La transparence, pour qu'ils aient le contexte.
Soutien, pour qu’ils sachent que vous les soutenez.
Contrôle, pour qu’ils aient un sentiment d’appropriation
Reconnaissance, pour que leurs efforts soient valorisés
Une vision clairement définie, pour qu’ils sachent que leur travail a plus de sens qu’un simple travail bien fait.

Si l'on en croit les chiffres, le burn-out s'annonce comme le principal problème de la prochaine décennie pour les DRH, les PDG et tous ceux qui se battent pour une meilleure culture d'entreprise. Mais nous ne sommes pas seuls, et maintenant que nous savons comment le combattre, cela ne semble plus si effrayant, n'est-ce pas ?

C'est tout pour ce mini-épisode de The Work Place. Cet épisode a été écrit et produit par moi-même, tandis que le montage et la musique originale sont l'œuvre de Daniel Foster Smith, qui a également composé notre générique.

Si vous avez une question brûlante sur la culture d'entreprise, ou si vous souhaitez nous raconter pourquoi VOTRE culture d'entreprise est la meilleure (ou la pire), envoyez-nous votre message à theworkplace@octanner.com.

The Work Place est parrainé par O.C. Tanner, leader mondial dans le domaine de la promotion de cultures d'entreprise engageantes. Culture Cloud️ d'O.C. Tanner propose une suite unique et modulaire d'applications visant à influencer et à améliorer l'expérience des employés à travers la reconnaissance, anniversaires de carrière, le bien-être, le leadership, et bien plus encore.

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